Flashback

Septembre 2017 : La rentrée de Faizal Zeghoudi en Nouvelle Aquitaine

C’est à Marmande que Faizal Zeghoudi a fait sa rentrée en septembre, avec une première  résidence de création dans la ville  pour « No land demain ? », avant Soustons, Dax et enfin Bergerac où aura lieu la Première nationale du spectacle, le 30 novembre 2017 dans le cadre du festival européen Trafik.

Les  16 et 17 septembre, le chorégraphe, artiste en résidence,  lançait dans sa première ville d’accueil, en direction des publics les plus éloignés de la danse, son programme de médiation artistique « le Sacre dans la ville ». Le point d’orgue de cette action de sensibilisation au long cours, menée en particulier auprès des habitants du quartier de la Gravette, mais aussi bien au-delà, auprès de tous ceux qui voudront s’y associer dans la ville, sera, le 30 janvier 2018, la création sur la scène du Théâtre Comoedia de Marmande d’une pièce chorégraphique originale,  conçue avec, et pour les  habitants de la ville,  autour du thème « territoires en mutation ».

Les 16 et 17 septembre 2017,
le programme  « Le Sacre dans la ville » débutait à Marmande

Les 15 et 16 septembre, c’est l’auteur et artiste vidéaste Rémi Bénichou, collaborateur artistique de Faizal Zeghoudi, qui est entré le premier en scène pour la première étape du  « Sacre dans la Ville » à Marmande :   Rémi Bénichou qui travaille déjà avec Faizal Zeghoudi sur la finalisation de l’installation plastique de la création bicéphale  « no land demain ? », a mené ses interviews au sein du quartier Baylac-la Gravette ainsi qu’au Théâtre Comœdia de Marmande, pour recueillir témoignages et impressions sur le sentiment d’appartenance des habitants à leur cité, leur attachement à leur patrimoine local dans toutes ses évolutions, et, en lien avec la nouvelle création de Faizal Zeghoudi, « No land demain ? leur perception du thème de la migration, rapporté ici à leur quotidien.

A partir de la « matière brute » ainsi livrée, bribes de témoignages, sons d’ambiances, échos de voix et pourquoi pas images enregistrées, Rémi Bénichou va écrire, dans  le registre qu’il jugera la plus adapté  au projet, une œuvre littéraire sur laquelle Faizal Zeghoudi s’appuiera pour composer sa partition chorégraphique : le chorégraphe constituera ensuite,  avec le soutien et la participation active des associations locales, un groupe  de danseurs amateurs, appelés à travailler avec lui d’octobre 2017 à janvier 2018 en ateliers chorégraphiques  pour  acquérir les  bases techniques qui leur permettront de se produire sur scène lors du spectacle tous publics présenté le 30 janvier 2018 à Marmande.

Du 21 septembre au 24 septembre 2017,
Par le mot et par la danse, Nijinski a imprimé sa trace au festival de Cahors

Chorégraphe invité à la dixième édition du festival de danse «Traces contemporaines » de Cahors, Faizal Zeghoudi y a créé l’événement du 21 au 24 septembre 2017, autour de plusieurs grands rendez-vous ouverts à tous les amateurs de danse, interprètes débutants, professionnels aguerris ou simples spectateurs.

Jeudi 21 septembre à 18H15, place François Mitterrand,  les danseurs de la création
« Masterclass Nijinski »  présentaient un extrait de la pièce chorégraphique inspirée de la vie de Nijinski.

les danseurs de Masterclass Nijinski

photos Manu traces contemporaines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le même jour, à 19H, à la médiathèque de Cahors, Faizal Zeghoudi proposait au public une conférence autour de Nijinski

 

 

 

 

Des masterclass et un bal contemporain pour entrer dans la danse 

Samedi 23 septembre à 22H30, place Luctérius, le chorégraphe, assisté des danseurs de la compagnie, dirigeait un grand bal contemporain ouvert à tous. Organisé avec le concours des associations locales, notamment de l’ADDA du Lot, (association départementale pour le développement des arts), ouvert à tous ceux qui, danseurs aguerris ou non, souhaitaient devenir, le temps d’un partage, interprètes et acteurs d’une grande partition chorégraphique à vocation festive et populaire, le bal contemporain s’est joué comme  un moment de convivialité ou chacun pu s’emparer de l’espace, pour vibrer, s’exprimer, aller à la rencontre de l’autre. Pour préparer ce grand rendez-vous, des danses avaient été proposées et travaillées en répétition avec les danseurs de la compagnie la veille. Pendant le Festival, Faizal Zeghoudi  a également dirigé plusieurs « master class » destinées aux danseurs débutants, aguerris et/ou en voie de professionnalisation. Les danseurs ont ainsi  travaillé avec lui sur les processus de la création chorégraphique : à partir d’une partition musicale proposée,  ils ont  ainsi pu  explorer les mécanismes de l’écriture chorégraphique, des techniques d’improvisation à la sélection des gestes et mouvements retenus pour la composition d’une phrase chorégraphique aboutie. Ce travail de création associant musique et danse a permis à tous les participants, quel que soit leur niveau, d’enrichir leur pratique et leur connaissance  de la danse dans un cadre collectif où le rapport à l’autre, l’échange et le partage d’expériences, ont pris  une  grande place.

Point d’orgue de la dixième édition du festival, présenté en clôture du festival, sur la scène de l’auditorium du grand Cahors, dimanche 24 septembre à 21h, la représentation de « Master Class Nijinski » a séduit un large public. 

Faizal Zeghoudi fait revivre toute une humanité dans cette rencontre avec « le dieu de la danse » qu’est « Master class Nijinski ».

Nijinski est une figure mythique. Nous sommes tous préoccupés par son œuvre, tout chorégraphe a envie de faire son Sacre, son Faune, de se confronter à ce monstre, aux questions intemporelles qu’il pose encore aujourd’hui. Parce qu’à chaque fois son œuvre s’inscrit dans notre monde …Agnès Izrine – Journal La terrasse